Vous avez dit… « émotions » ?

Et si on commençait cette nouvelle année scolaire par un accompagnement à distance autour des émotions de l’enfant ?

Hébébulles vous propose de recevoir par mail chaque jour durant une semaine des fiches pratiques autour des émotions de l’enfant.


Mais en avez-vous vraiment besoin ? Est-ce adapté à vos questionnements ?


Faites le point en quelques instants grâce à ce tableau de positionnement, et découvrez ensuite par mail quel service vous est adapté !

Ce questionnaire ne vous engage à rien, alors n’hésitez pas !

Par ici !

Publicités

Mère parfaite… en surface !

Aujourd’hui, je ne vais pas prendre que ma plume d’éducatrice, mais aussi celle de Maman pour aborder avec vous un sujet qui me tient à cœur: les débuts de la maternité post-accouchement.

Il ne s’agira pas de vous développer des théories, de vous montrer des études, de vous donner des solutions… Simplement de montrer à quoi peut ressembler la vie d’une jeune maman une fois que la porte de chez elle est fermée. Il n’a pas pour but de se faire plaindre ou jugés, juste de dédramatiser des situations qui – même si elles paraissent anodines – peuvent avoir d’importantes repercussions. 

D_Droits_Conges_naissance

Lorsque nous devenons maman, nous sourions. Nous sourions parce que nous pensons que c’est ce que les autres attendent de nous, et surtout parce que c’est l’image que nous nous faisons de notre rôle de jeune mère. C’est vrai quoi, regardez les séries américaines par exemple, cela se passe très souvent de la même façon:

  • La femme accouche, ça semble faire mal mais durer 3 minutes entre la perte des eaux (« OH MON DIEU JAYSON JE CROIS QUE J’AI PERDU LES EAUX ! VITE A LA MATERNITÉ !« ), les premières contractions qui sont tout de suite très douloureuses (mais heureusement il y a la respiration du petit chien!), quelques gouttes de sueurs, trois poussées sous les hurlements d’une pseudo sage-femme, un joli bébé de 7kg/ 70cm posé sur le ventre et des larmes de la maman (de joie hein sinon ça ferait tâche…).
  • La nouvelle maman rentre quitte l’hôpital quasi instantanément, après avoir retrouvé sa ligne svelte dès la naissance, s’être douchée, coiffée, maquillée… Elle a la bouche en cœur, transpire la niaiserie, marche en talons aiguilles sans aucune difficultés (non, dans le films il n’est pas question de douleurs, de déchirures, d’hémorroïdes, de bouée ou tout autre joyeusetés !). Et comme elle « n’est-pas-que-mere-mais-aussi-epouse-attentive », elle fera un saut au pressing entre la maternité et sa grande maison pour récupérer le costume de Monsieur.
  • A la maison, le bébé dort beaucoup. Bon ok, parfois il pleure (mais pas fort, pas longtemps et toujours parce qu’il a faim), et lorsque ça part en vrille (bébé qui crache sa nourriture par exemple) c’est toujours super comique pour ses parents (« HAHAHA Ca ne sera que la 6eme lessive de la journée, la vie est beeeeeeelle, je suis une princesse, je chante avec les oiseaux dès l’aurore lalala« ).

Mais soyons honnêtes… Ce n’est pas forcément ça en réalité…


Alors ok, tout le monde te demande si ça va, mais c’est plus une habitude à laquelle on n’attends pas (forcément) de réponse (vous le connaissez surement cet enchainement de questions  « Salut ca va? Je peux voir le bébé? OHHHH QU’IL EST MIGNON IL RESSEMBLE A SON PAPAAAA! » et hop, on n’existe plus…).

Bien-sûr, je grossis le trait pour faire réagir, mais en y réfléchissant bien, que répondons nous en tant que toute nouvelle mère à cette question cruciale « Est-ce que tu vas bien ? » ? Certaines diront la vérité: elles vont bien, ou pas et le disent. Mais il n’est pas forcément aisé d’avouer que nous avons des difficultés… On pense bien-sûr aux problèmes liés à un accouchement plus ou moins compliqué, à des douleurs, à la fatigue, à la chute hormonale… Mais on ne pense pas forcément à celles liées au deuil de la grossesse, au changement corporel suite à cette naissance, à la nouvelle organisation familiale, à la rencontre et la vie avec un être qu’on a beaucoup imaginé mais qu’on ne connait finalement pas, à la gestion du quotidien en plus du nouveau-né, et plus encore… Vous l’aurez compris, beaucoup de choses rentrent en ligne de compte !


Pour illustrer un petit peu mon propos avec du concret, je vais vous partager un cliché.


Une photographie privée qui date de l’époque où Bébébulles avait à peine quelques jours, et où je disais à ma famille et mes amis qui étaient dans un autre pays « oui oui ca va bien« . Une image qui ne fait pas rêver mais qui montre ce qu’était mon quotidien pendant quelques semaines, la vérité vraie comparée à toutes les autres photos de cette époque où les sourires et les yeux pétillants étaient de mises pour faire illusion aux autres et surement à soi même !

Cette photo ? C’est celle-ci.

0 Qu’a-t-elle de particulier me direz-vous ? Il ne s’agit que d’une Maman endormie avec son bébé dans les bras non ?

Regardons un petit peu plus en détails…

C1a c’est le tire-lait, l’objet que je détestais le plus dans ma maison (c’est un ressenti personnel, cela n’engage que moi vis-à-vis de la situation à l’instant T de cette image). Malheureusement pour moi, il était très souvent à mes côtés, avec son bruit, son aspiration, cette tétée mécanique… Bref, le voir tous les jours était à deux doigts de me donner de l’urticaire… Mais les informations sur cette situation ne filtrait pas de notre appartement !

2Ici, c’est un bol de céréales vide, parce que je ne trouvais pas le temps ni – surtout – l’énergie de cuisiner et que Papabulles travaillait toute la journée. Les peu de fois où je me suis décidée à me mitonner un petit repas, Bébébulles avait cette capacité à se mettre à hurler dès que je mettais quelque chose sur la plaque de cuisson (vraiment, je me suis dis à un moment donné qu’il ne pouvait s’agir que d’un don 😉 ). Mais les informations sur cette situation ne filtrait pas de notre appartement !

3Là ce sont mes cheveux, gras (glamour n’est-ce pas ! Nous sommes loin de Djayson et Cindy, les heureux parents des séries américaines !) parce que je me douchais le plus vite possible durant la journée pendant les minis siestes de la petite, et que du coup les cheveux devaient attendre un peu (étant donnée la masse capillaire, il me fallait 5 bonnes minutes pour m’en occuper, mais elles n’étaient finalement pas simple à trouver car lorsque Papabulles rentrait, je n’avais plus forcément assez d’énergie pour m’occuper de moi et préférait me consacrer à du rangement pat exemple !). Mais les informations sur cette situation ne filtrait pas de notre appartement !

4Voici des petits tapis de sols dont je me servais régulièrement avec la demoiselle pour la masser, lui parler, la câliner… bref, la materner. Mais pourquoi je vous montre ça ? Parce qu’ils constituaient une partie du bazar ambiant de l’appartement: soit je m’occupais de Bébébulles, soit j’essayais de communiquer avec Papabulles qui était au bureau pour avoir une oreille attentive et bienveillante, ainsi qu’un soutien sans faille (Merci ❤ ). Le rangement attendait le soir juste avant le coucher. Mais les informations sur cette situation ne filtrait pas de notre appartement !

5Et voici la dernière, qui montre mon téléphone qui était toujours, toujours, toujours à mes côtés. Il me permettait de garder un pieds dans la réalité: écrire rapidement un petit message à une amie, envoyer quelques photos à Mamiebulles, bref, simplement communiquer car ne connaissant personne dans cette ville et habitant au dernier étage d’un grand immeuble sans ascenseur, sans compter le fait que nous étions en plein hiver et que Bébébulles était trop petite et fragile pour rester « longtemps » dehors… J’étais souvent à la maison ! Ce portable, c’était une petite bulle d’oxygène indispensable ! Mais les informations sur cette situation ne filtrait pas de notre appartement !


Alors pourquoi je vous montre ça aujourd’hui ?


Alors oui, bien sûr si cette situation se présente, elle ne dure pas forcément : on peut être soutenus, on s’organise au fil des jours, on développe nos compétences parentales, on trouve nos « trucs et astuces »… Mais parfois C’est un petit peu plus compliqué !

 

Pour les jeunes mamans: ne pensez pas être la seule à vous sentir fatiguée, dépassée, douloureuse, incompétente ou que sais-je… C’est juste qu’on ne vous montre pas la vérité ! N’hésitez pas à en parler à votre conjoint, vos amis, votre famille, un professionnel… Peu importe, tant que vous pouvez être accompagnée !

Pour l’entourage des jeunes mamans: ouvrez vos yeux et vos oreilles, écoutez ce qui ne s’écoute pas, voyez ce qu’on ne vous montre pas. Le but n’est pas de trouver des solutions à cette maman ou de faire à sa place, il est avant tout de l’écouter, sans juger, sans donner son avis, sans faire de comparaisons, juste être un « réceptacle d’émotions » permettant à la nouvelle mère de sortir ses ressentis, de les verbaliser et de prendre ensuite du recul.

Soyons attentifs les uns aux autres, et tout ira mieux 🙂

Vous êtes jeune parent et ressentez des difficultés ? Vous faites partie de son entourage et vous vous inquiétez pour lui ? N’hésitez pas à me contacter pour en discuter !


Chers parents, n’oubliez pas de vous inscrire à l’accompagnement à distance « Parlons des émotions », je vous en parle ici ! Profitez de -5€ grâce au code promo Vacances [J-3 avant la fin de l’offre !]

Être un homme professionnel de la petite enfance

Le milieu de la petite enfance, qu’il soit en structure ou à domicile, est souvent vu comme « un monde de femmes » . Bien qu’en tant que professionnELLES nous nous réjouissons bien souvent de l’ouverture de ces métiers aux hommes, ce n’est pas forcément le cas des parents… Et c’est ici que commence ma réflexion. Il ne s’agira pas de tenter d’expliquer le phénomène de manque de personnel masculin, ni d’analyser les convictions des participants, mais plutôt d’entendre et d’écouter l’avis de (futurs) parents sur cette question.


« Selon le dernier rapport du Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective, les hommes représentent entre 1,3 % et 1,5 % des effectifs du secteur, et 3 % dans les structures collectives (lieux d’accueil de jeunes enfants – EAJE – et écoles maternelles). Une situation encore plus déséquilibrée du côté des assistantes maternelles, des femmes pour 99,5% d’entre elles en 2011. »

Source

Les personnes suivant Hébébulles sur Facebook ont pu participer il y a quelques semaines à un sondage – posté également sur un autre site communautaire – dont la question était :

Pensez-vous qu’un homme ait sa place dans le milieu de la petite enfance en tant que professionnel ?

Et autant dire que cela a déchainé les passions !

En une semaine, 722 personnes ont souhaité donné leur avis, et le résultat fût sans appel:

Pour 93.9% des personnes interrogées, la réponse est Oui, les hommes ont leur place dans ce milieu, contre 6,1% de Non.

Certains des interrogés ont souhaité aller plus loin et exprimer leur avis plus en détails… Voici ce qui en est ressorti:


OUI, LES HOMMES ONT LEUR PLACE DANS LE MILIEU DE LA PETITE ENFANCE


chart






 

 

 

 

NON, LES HOMMES N’ONT PAS LEUR PLACE DANS LE MILIEU DE LA PETITE ENFANCE


chart(1)A noter que concernant ce dernier graphisme, la majorité des réponses m’ont été envoyées en messages privés, avec – pour un tiers – une petite parenthèse m’expliquant que leur point de vue était certainement « idiot » (sic) mais qu’ils ne pouvaient/souhaitaient pas aller à son encontre.


Forte de ces échanges, je me suis ensuite questionnée sur le ressenti des ces professionnELS de la petite enfance  vis-à-vis de ces questions…

C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers « Monsieur Nounou » , un assistant maternel réunissant déjà plus de 50 000 fans sur Facebook, pour répondre à mes quelques interrogations, chose qu’il a accepté avec beaucoup de gentillesse… Je vous laisse la découvrir, et laisse à ce « conseiller de l’ombre » le dernier mot 😉


Qui est « Monsieur Nounou » ?


C’est avant tout Mehdi, 36 ans et demi, habitant de Ronchin (59) juste à côté de Lille. Une compagne, deux garçons dont un « particulier » (TED). Et aussi une saleté de chat qui ne doit son salut qu’à sa côté de popularité auprès des petits.


Quand et comment vous est venue l’envie de travailler dans le milieu de la petite enfance ?


Disons que les planètes se sont alignées dans ce sens… Notre 1er enfant était chez une ass mat, gentille mais peut être plus au top pour ce métier. Nous en avions gardé un sentiment un peu mitigé. Lorsque n°2 a été en route, nous nous sommes d’abord posé la question du congés parental. Ma femme aimait son job et y était épanouie, pas moi, je m’ennuyais. Donc j’ai tenté l’aventure. De fil en aiguille, je me suis retrouver à aider les copains un peu en galère avec leurs enfants, m’occuper des miens a été un plaisir malgré les difficultés et gérer ma journée un peu comme je l’entendais aussi. Donc je me suis dis qu’il y avait peut être là une tentative de reconversion possible.


Pourquoi vous être orienté vers le métier d’assistant maternel à votre domicile plutôt que vers un poste en structure petite enfance ? 


Il fallait bien commencer quelque part. Je n’exclu pas de me diriger vers une structure plus tard mais l’idée d’exercer chez moi était aussi très séduisante à l’époque où j’ai décidé de le faire.


Comment se passe une journée d’accueil chez « Monsieur Nounou » ?


J’essaye de ne pas être un « marionnettiste » mais plutôt un « conseiller de l’ombre ». Je donne des directions mais je ne force personne. Je fais le maximum pour que tout ou presque soit à portée des enfants. Bien entendu il y a forcément quelques activités dirigées quand on prévoit un cadeau ou autre mais globalement je suis là pour donner un coup de main dans leurs idées. Je ne sais pas si c’est hyper bien vu dans un monde où il faut être « super productif » mais je crois que ça marche plutôt bien.


Avez-vous déjà ressenti des réticences lors de votre formation ou de votre exercice professionnel vis-à-vis du fait que vous soyez un homme ?


Peut être lors de mes rencontres avec la puéricultrice…. Je ne sais pas vraiment. elle a la réputation d’être sévère mais j’ai eu le sentiment à un moment que ça l’aurait peut être arrangée que j’échoue lamentablement. Mais je ne fais que de la supposition, vraiment. Pour le reste j’ai eu un très bon accueil lors de mes différentes formations. Enfin, évidement, j’ai sans doute eu moins d’appels que la moyenne venant de parents parce que j’étais un mec, oui.


Que pourriez-vous dire à des parents interloqués voire inquiets de confier leur(s) enfant(s) à UN professionnel ?


Que je peux les comprendre sur le fond. On entend des trucs sordides trop souvent… Mais est-ce qu’on doit interdire les hommes de travailler dans la petite enfance sous prétexte que quelques détraqués existent ? Croyez-moi, pour qu’un homme travaille dans la petite enfance, il doit être motivé et parfois subir des épreuves, et des surveillances que d’autres n’ont pas. Il faut vraiment montrer patte blanche car n’importe quelle bourde venant d’un mec peut être vue comme 10 fois plus importante dans ce milieu.


Que pensez-vous de la place des hommes dans le milieu de la petite enfance aujourd’hui ?


Pour poursuivre sur la question précédente, je dirais que pas mal d’hommes sont tentés mais qu’il y a toujours des résistances. A la peur d’être rejeté s’ajoute parfois la peur d’être jugé et moqué. D’autant qu’on ne fait pas vraiment fortune dans ce métier et que pas mal de familles tiennent encore essentiellement grâce au « salaire de l’homme », souvent plus élevé (je ne juge pas du côté juste ou injuste de la chose, mais c’est un fait) Néanmoins, je crois que nous avons notre place et que 90% des femmes de la petite enfance voient ça plutôt d’un bon œil. Reste l’image que les parents peuvent avoir et l’hypothèse d’un drame médiatique.


Un dernier mot ?


Pour m’éloigner un peu du sujet spécifique de la p’tite enfance, je dirais que beaucoup de gens souffrent de leur job aujourd’hui. Parce qu’il faut gagner de l’argent, parce qu’il faut rembourser ses crédits ou parce qu’il faut payer le loyer, on accepte de faire des trucs détestables. Je pense avoir vraiment frôlé ce qu’on appelle aujourd’hui le « Burn Out » dans mes jobs précédents, entre tâches stupides, petits chefs psychotiques et aliénations diverses… J’ai eu l’occasion de « survivre » tout en voyant mes enfants grandir et en faisant quelque chose de valorisant. Je n’ai pas de belle voiture, ni une maison exceptionnelle. Je n’ai pas le prénom de quelqu’un inscrit sur mes caleçons et je ne pars que peu fréquemment en vacances. Néanmoins, je fais quelque chose que j’aime et c’est aussi ce que j’essaye d’inculquer (avec plus ou moins de succès face au matraquage publicitaire incessant) à mes propres enfants : Faites ce que vous aimez et vous n’aurez pas le sentiment d’avoir un boulet au pied ou que votre vie ne sert à rien.

 

Pour finir cet article, je tenais tout de même à remercier Monsieur Nounou mais aussi vous tous pour votre participation, pour vos retours, pour la lecture régulière de cette page !

 


Chers parents, n’oubliez pas de vous inscrire à l’accompagnement à distance « Parlons des émotions », je vous en parle ici ! Profitez de -5€ grâce au code promo Vacances [Attention, il ne reste que quelques jours pour en bénéficier !]

Écoutons et jouons de la musique ! ♫ ♪

Hier, 21 juin,  la France entière dansait et chantait sur les rythmes de la Fête de la Musique. Une grande première pour Bébébulles qui – en plus de faire une promenade le soir – a pu (re)découvrir différents styles de musique, voir des musiciens, des instruments, des gens qui dansent… Un chouette moment tant pour elle que pour nous, qui m’incite à répondre aujourd’hui à cette question:  Pour les enfants, à quoi sert la musique ?

49cbfefa2d8eb6a6fcccc6e0df19939c.jpg


Pourquoi écouter de la musique ?


. Écouter de la musique a beaucoup de bienfaits! Pour commencer, vous vous en doutez surement, elle permet à l’enfant de continuer à développer son ouïe: il découvrira différents sons (plus fort, moins forts, plus graves, plus aigus…), différents instruments et différents rythmes. La musique contribuera donc à son éveil sensoriel.

. Le corps est le premier instrument de l’enfant: il fera des sons avec sa voix, trouvera un rythme en tapant dans les mains, claquera la langue etc… Plus grand, il commencera à se dandiner, à faire des rondes, puis à faire quelques pas de danse dignes de Bébé et Johnny dans Dirty Dancing. Grâce à cela, l’enfant pourra développer sa motricité globale et sa coordination.

. Vous n’en pouvez plus des comptines des Titounis qui restent dans votre tête et vous font fredonner « Une souris verte » même sous la douche ? Pas de panique ! Vous pouvez faire écouter de tout à votre enfant (à condition d’être en accord avec les paroles, car n’oublions pas que les enfants enregistrent et répètent ce qu’ils entendent…). Aller de « Meunier tu dors » à « Air on the G string » de Bach, en passant par « Rose Tattoo » des Dropkicks Murphys, « Alexandrie Alexandra » de ce cher Cloclo et « Ananau » de Alborada ne pourra qu’être bénéfique pour votre bambin. Grâce à cela, il découvrira des sons, des instruments et mélodies différents, mais cela lui permettra une ouverture culturelle vraiment sympa !

. Varier le style de musique permet aussi un accompagnement différent: proposer une musique rythmée à l’enfant lui donnera l’occasion de danser, sauter, courir, bref, de se défouler alors qu’à contrario, proposer un rythme calme pourra lui permettre de « se poser », de s’apaiser tranquillement.

. Pour finir, écouter des chansons avec des paroles aura deux impacts positifs sur l’enfant. Déjà, cela lui permettra de profiter d’un bain langagier (il entendra, intègrera et répètera de nouveaux mots… d’où l’importance de bien les choisir 😉 ) et il travaillera sa mémoire, d’abord la mémoire de la mélodie, puis la mémoire des sons (un petit peu comme nous lorsqu’on nous chantons « en yaourt » ) et enfin la mémoire des mots !

Attention tout de même à ne pas surcharger l’oreille de votre enfant. Si la musique/le bruit est trop présent, même à un bas niveau sonore, cela pourrait fatiguer l’enfant et l’énerver. De ce fait, n’hésitez pas à éteindre la chaine hifi/la télévision dès que votre enfant n’y prête plus attention !

Smiling baby with headphone


Pourquoi chanter des chansons avec notre enfant ?


. Tout d’abord, et c’est peut-être le plus important, chanter des chansons avec votre enfant vous permet de passer un temps ensemble, dans une jolie bulle de musique. Peu importe si vous chantez juste ou faux (à moins d’avoir 4 fauteuils rouges retournés devant vous et un public, je vous assure que vous n’êtes pas dans The Voice !), tant que vous chantez avec plaisir 🙂 .

. Lorsqu’il chante, l’enfant travaille sa diction. La répétition des mots et/ou des sons pourra l’aider tout en douceur à articuler justement, ce qui pourra l’aider lors de ces échanges verbaux au quotidien.

. Plus l’enfant grandit, et plus il essaye de modifier/de créer ses propres chansons, et c’est tant mieux ! Grâce à cela, il fait travailler son imagination, et fait un premier pas vers la lecture en s’exerçant à faire des rimes.

toneofvoiceconsulting


Pourquoi jouer de la musique ?


. Qui dit « jouer de la musique » dit « découvrir des instruments » et les enfants adoooooorent les découvertes ! Lui en proposer plusieurs va lui permettre d’expérimenter différentes façons de faire de la musique (ou tout du moins du bruit) en tapant, frottant, grattant, soufflant, appuyant, secouant…

. Ces expériences, outre l’aspect découverte, vont permettre à l’enfant de développer sa motricité fine. Et oui, il faut être précis pour appuyer sur la bonne touche du piano ou pour taper avec un petit maillet sur les lames d’un xylophone !

. Que ce soit en faisant de la musique grâce à des instruments, grâce à des objets de la vie quotidienne (tels qu’une casserole et une cuillère en bois pour un joli « Boum Boum »), ou grâce à son corps, l’enfant va avoir l’occasion de développer sa fibre artistique, et pourquoi pas de se découvrir une passion, ce qui n’est pas négligeable 😉

. Pour finir, n’oublions pas que la musique est un excellent moyen de communication non verbal. Grâce à un tambour par exemple, l’enfant pourra taper de toutes ses forces pour évacuer sa tension, plutôt que de crier ou de mordre par exemple…

Cute baby playing on piano


Pour finir cet article, je vous propose de (re)découvrir cette citation d’Emmanuel Kant

« La musique est la langue des émotions »

« Parlons des émotions » – Accompagnement à distance

Et si on commençait cette nouvelle année scolaire par un accompagnement à distance autour des émotions de l’enfant ?

Hébébulles vous propose de recevoir par mail chaque jour durant la semaine du 3 au 9 septembre des fiches pratiques autour des émotions de l’enfant !

Jour 1 : Qu’est-ce que les émotions et comment sont elles exprimées par les enfants?
Jour 2 : Les tempêtes émotionnelles (communément nommés « caprices »).
Jour 3 : L’adulte face aux émotions de l’enfant.
Jour 4 : Écouter ses émotions pour écouter celles de notre enfant.
Jour 5 : La communication bienveillante.
Jour 6 : Violences et douces violences.
Jour 7 : Outils pratiques pour accompagner l’enfant à découvrir, exprimer,  et vivre ses émotions plus sereinement.

Pour chaque thème, théories, exemples et pistes de réflexions vous seront apportés ☺

Prix : 25 € ici

Je vous attends nombreux ! 😀

Et si on proposait une balle de préhension ?

Il y a quelques jours, j’ai tenté de vous faire deviner ce que je fabriquais il y a 2 ans pour Bébébulles…

34484322_188223058503516_3643886546400051200_n

Et vous étiez quasiment tous unanimes: il s’agissait d’une balle de préhension !


🤔 Une balle de préhension, kesako ?


C’est une balle composée de 12 coussinets de tissus rembourrés, avec normalement deux couleurs très contrastées , idéalement du noir et du blanc (pas dans mon exemple car c’était surtout un test de couture 😂) afin que ce soit adapté à la vue de l’enfant. Cette « balle puzzle » (autre nom de la balle de préhension) a des « creux » et des « bosses » permettant à l’enfant de l’attraper aisément. L’avantage de cette forme est que, si elle roule, elle ne va vraiment pas loin. Ainsi bébé l’a toujours à portée de mains.


🤔 Une balle de préhension, à quoi ça sert ?


L’enfant, en essayant de s’en saisir, travaille sa coordination œil/main. Il va aussi pouvoir expérimenter en appuyant plus ou moins fort selon le rembourrage (qui peut différer d’un coussin à un autre). Elle permet aussi de développer les sens de bébé grâce à ses couleurs, à ses matières (plusieurs tissus peuvent être proposés), à son bruit (il est possible de mettre une/des clochettes(s) dans les coussins)…


🤔 Une balle de préhension, pour qui ?


On peut la proposer dès le 1er âge (attention toutefois à vos coutures etc si elle est faite main). L’enfant pourra jouer avec durant plusieurs mois, de différentes façons: d’abord la « gouter » et la toucher, ensuite l’attraper consciemment, puis la faire rouler, la lancer etc. La seule limite sera l’imagination de l’enfant !


🤔 Une balle de préhension, où s’en fournir une ?


Vous pouvez la coudre vous même grâce à des tutoriels gratuits trouvables sur internet (et c’est très simple, parole d’une maman/éduc pas vraiment douée de ses aiguilles), ou encore l’acheter directement en magasin. Attention toutefois de regarder le tissus utilisé (notamment sa teinture car l’enfant va très certainement la mettre dans la bouche) et surveiller très régulièrement les coutures !

Voila les photos finales, et Bébébulles (4 mois à l’époque) qui la testait !

34563632_10216310974390711_8875952999864729600_n34606667_188248498500972_1892948394092003328_n

1 kilomètre à pieds, ça use, ça use !

Vous avez un jour de libre, votre enfant déborde d’énergie mais…

  • vous n’avez pas envie de regarder un manège tourner pendant des heures et faire des « coucou » à chaque fois que votre progéniture passe devant vous ;
  • vous n’avez pas non plus envie d’une promenade dans le parc où vous allez tellement que vous savez exactement combien de pas il vous faut réaliser pour en faire le tour ;
  • vous ne comptez pas vous fâcher encore plus avec votre banquier en emmenant votre enfant à de géniales activités supers chères ?

Alors pourquoi ne pas vous mettre tous ensemble à la randonnée pédestre ?


34411857_10216304480908378_8270627842539126784_n

La randonnée a plusieurs avantages non négligeables.

Le premier est de faire du sport, sans forcément s’en rendre compte. En effet, cette activité a plusieurs bienfaits d’un point de vue santé pour l’enfant et pour l’adulte: elle diminue le stress, aide au développement psycho-moteur, améliore l’endurance, muscle, permet de se défouler, évite la prise de poids etc… Autant dire que c’est un sport à part entière, doux et accessible à tous âges !

Le deuxième point important est que cela peut se pratiquer absolument partout !

34756415_10216304554230211_9165661111054237696_n.png

Attention par contre pour la randonnée en montagne avec des enfants: l’altitude maximale à respecter est de 1800 mètres les premiers mois, puis 2500 mètres s’ils n’ont pas de problème ORL.
En plus de se pratiquer partout, elle peut aussi se pratiquer à n’importe quel moment de la journée (privilégiez le matin pour les jeunes enfants lorsque leur énergie est à son maximum) , et à n’importe quelle saison (notre plus chouette souvenir est une rando en famille un 31 décembre, où batailles de boules de neige et créations de bonhommes de neige étaient de mise! Pas besoin d’un « beau temps » pour s’amuser et profiter)!

Le troisième avantage pour les enfants pratiquant la randonnée pédestre est que cela leur donne un magnifique terrain de découvertes. Il va pouvoir observer les arbres et les fleurs, découvrir des insectes et leur rôle (comme la pollinisation par exemple), chercher les traces des animaux et se créer des histoires (pour Bébébulles, les traces de chiens se sont transformées en traces de bébé dinosaure que nous avons suivies !)… C’est le moment pour nous, adultes, de transmettre des valeurs telles que le respect de la nature, et de faire de la prévention quant à ses dangers: ne pas toucher aux champignons sans autorisation, toujours demander à un adulte avant de goûter des baies, apprendre à reconnaitre les plantes urticantes etc.

34669140_10216304384865977_5805858592263241728_n

Le dernier avantage que je souhaite soulever ici n’est pas moindre, car il s’agit de passer du bon temps en famille. Prendre l’air tous ensemble lors de ces moments « hors du temps » sont l’occasion de se retrouver soi, mais aussi sa famille, et de sortir du quotidien. Un petit break fort appréciable dans un monde de plus en plus rapide et de plus en plus connecté !


Avant la randonnée…


Il est d’abord important de se renseigner sur la météo de la zone précise pour éviter les mauvaises surprises comme par exemple un terrain dangereux ou impraticable à cause d’une grosse pluie.

Il est également primordial de bien réfléchir son itinéraire, et ses caractéristiques. N’hésitez pas à demander à l’Office de Tourisme par exemple qui pourra vous informer de risque de chute de pierres par exemple, risques que vous ne verriez pas sur une simple carte. Il peut être bénéfique à ce moment d’expliquer à l’enfant le chemin que vous avez décidé d’emprunter afin de le préparer, que vous puissiez échanger avec lui, discuter de ce que allez voir etc. Cela peut aussi être l’occasion pour lui de découvrir et de s’approprier des outils utiles à la pratique de la randonnée comme une carte ou une boussole.

34492306_10216304436187260_6607398261059747840_n

Concernant la vitesse de marche et la distance, il faut bien-sûr la réfléchir vis-à-vis des enfants. Selon le Dr Philippe Moteau, médecin de la Fédération Française de randonnée, un enfant de 4 ans marche à une vitesse d’environs 1km/h,  alors qu’on peut compter 3km/h pour un enfant de 8 ans. En terme de distances, voici un petit aperçu de ce qu’un enfant en bonne santé et marchant régulièrement peut faire:

  • 3 ans –> 3 km
  • 4 ans –> 4 km ou 2,5 km + 2,5 km avec une pause déjeuner entre les deux
  • 5 ans –> 5km ou 3 km + 3 km
  • 6 ans –> 7 km ou 4 km + 4 km
  • 7 ans –> 9 km ou 5 km + 5 km
  • 8 ans –> 11km ou 6 km + 6 km

34645928_10216304435427241_7219215222798548992_n

N’oublions pas qu’un enfant n’a pas les mêmes capacités qu’un adulte avant 10-11 ans. Pour les randonnées avec les plus petits, il est selon moins indispensable de prendre un porte-bébé physiologique. Moins encombrant qu’une poussette et ne posant aucun problème vis-à-vis du type de chemin emprunté, l’enfant sera bien installé, vous n’aurez pas de douleur en tant que porteur, et vous pourrez continuer votre marche en tout quiétude. Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée de porter bébé, et que le terrain s’y prête, vous pouvez bien-sûr utiliser une poussette adaptée.

 


Pendant la rando…


Le maître mot est: prendre du plaisir ! On ne se presse pas, on ne se met aucune

34596444_10216304384585970_8192254486207528960_n

pression, et on profite ! Les seuls point indispensables auxquels penser sont relatifs à la santé (se protéger du soleil, bien se nourrir et s’hydrater…) et à la sécurité.

Si votre enfant commence à « trainer des pieds » ou à s’ennuyer, n’hésitez pas à raviver

son intérêt en cherchant des fruits, en observant des traces d’animaux, en ramassant des feuilles pour en faire une jolie activité à la maison, en laissant l’enfant prendre des photos de ce qu’il voit, en chantant des chansons etc.

 


La charte du randonneur


Pour finir cet article, je vous propose de découvrir la charte du randonneur, crée par la Fédération Française Randonnée:

ffrandonnee-var-charte-du-randonneur

Merci au site bougerenfamille.com pour les informations pratico-pratiques concernant la randonnée, qui m’ont permises d’écrire cet article.